Jeder stil ist dann zeitgemäss und  modern, wenn er aktuelle und neue Wege aufzeigt
Film der Porträts
1960
 
1970
 
1973
 
1975
 
1980
 
1990
 
1995
 
1998
 
2000
 
2004
 
2006

 

 

 

1953. Geburt

Hocine Ziani ist in Algerien im Norden großen Kabylie geboren geworden. Seine Kindheit wird durch sieben Jahre Abwesenheit des Vaters und durch einen Unabhängigkeitskrieg geprägt, der so dauern wird.

1962. Befreiung und Wiederentdeckungen

AN der Unabhängigkeit Algeriens umfaßt sein Vater seine Freiheit und findet seine Familie wieder. Hocine ist dann von neu alt und dort-bis hat keine Schulzeit gekannt. Das Dorf hat immer Schule und von Lehrern nicht. Das hindert das Kind daran nicht, sich an der Zeichnung und am Modellieren zu widmen. Diese Leidenschaft stellt für ihn nur ein Spiel unter anderen dar. Seine ersten kleinen Leistungen sind Figurinen aus gekochter Erde. Wenn seine Mutter die Töpferei für die Bedürfnisse der Familie verwirklicht, erfaßt der kleine Junge den Rest des Lehms, um einige Tierdarstellungen zu verwirklichen.

1964. Einschulung

Schließlich wird das Dorf mit einer Schule und mit zwei Lehrern ausgestattet. Eigenmächtig eilt Hocine (11ans), in dieser Einrichtung herbei, um ihre Einschreibung und jene ihres jungen Bruders auszuführen. Eingeschult mit fünf Jahren Verspätung sicherlich erweist er sich einen als sehr fleißigen Schüler und schafft diese erste Etappe seiner Schulzeit. Unter seinen Klassenkameraden ist er das einzige miraculé von dieser Prüfung.

 

1969. Collège et internat

C'est la fin des études primaires et le temps de quitter son village natal. Reçu simultanément à deux examens ; entre l'École normale en langue arabe et le collège d'enseignement technique, en français, il choisit ce dernier où il est admis comme interne pour trois années. Il y reçoit, entre autres, une formation en comptabilité. La distance et l'internat l'éloignent du foyer familial.

1973. Alger et jeunesse

S'installe à Alger où il poursuit ses cours de comptabilité et intègre le monde du travail ; il occupe un poste de comptable dans une entreprise nationale.

1974. Militaire et sportif

Il est appelé à remplir ses obligations du service national : deux années sous le drapeau. Le jeune appelé est incorporé dans une école d'éducation physique et sportive, située dans l‘algérois. Cette institution regroupe l'élite sportive de l'armée et a vocation de former des éducateurs dans ce domaine. A l'issue de sa formation, Hocine est maintenu comme compétiteur et intègre ainsi l'équipe nationale de pentathlon.

1976. Le Hoggar et sa fascination

Il est muté dans la région de Tamanrasset. Une mutation lui permet de découvrir le grand sud, dont la fascination ne le quittera désormais plus jamais.

1977. Retour et tournant

Après 29 mois de vie militaire et sportive, il rejoint la vie civile et, de nouveau, son poste de comptable. Quelques mois après, il prend cependant une décision déterminante pour le reste de sa vie professionnelle: il abandonne la comptabilité pour se consacrer uniquement à sa vocation d'artiste peintre.

1978. Rupture et découverte

Enfin disponible que pour sa vraie passion, il va se mettre au travail dans la perspective de présenter son art au grand public.

1979. Première exposition

La galerie El Mougar d'Alger lui ouvre son espace pour sa première exposition personnelle. Les médias lui font bon accueil et révèlent le talent d'un artiste autodidacte et figuratif. Jusque-là, l'Algérie indépendante n'a pas encore connu un pareil classicisme pictural.

1980. Groupe des 35

En réaction contre les dérives de la principale association des arts plastiques et l'égocentrisme des responsables de celle-ci, un groupe de plasticiens, anciens dissidents ou nouveaux venus, se forme et s'organise pour améliorer le climat au sein de la corporation. L'initiative vient des peintres Kerbouche, Hioun, Ziani, Bourdine et le critique d'art Hadj-Tahar. Ils vont sensibiliser d'autres confrères. Se joignent ensuite à l'équipe : Issiakhem, Khadda, Temmam, Martinez, Chegrane, Djemaï, Ouamène et d‘autres encore ; l'écrivain Kateb Yacine, ami intime d'Issiakhem, fait honneur au groupe par son soutien moral. 35 artistes, de diverses tendances picturales, sont unis pour défendre leur cause. Le groupe s'appellera « Groupe des 35 ». Ziani y est désigné, par ses compères, comme coordinateur entre les artistes et le Ministère de la Culture. Plusieurs expositions collectives connaîtront le jour, à travers le pays et aussi à l'étranger.

1984. Le peintre et l'Histoire

Le gouvernement algérien fait appel aux artistes plasticiens pour la fondation d'un musée consacré à l'histoire nationale. Dans ce cadre, Ziani réalisera plusieurs toiles, au format monumental, et connaîtra un succès considérable. C'est la consécration de l'artiste et , quelque part, c'est aussi la résurrection de l'art figuratif, méprisé jusque-là par l'égocentrisme de l'art abstrait, omniprésent. Pendant une dizaine d'années, Hocine va fournir au Musée Central de l'Armée et à la Présidence de la République l'essentiel de leurs collections respectives. Il devient, en quelque sorte, le peintre officiel du gouvernement algérien. Quant à la peinture d'histoire, et la spécialisation dans un genre, Hocine Ziani y appréhende l'enfermement et le manque de la diversité thématique. C'est pour cela qu'il va changer de cap. Il décide de cesser d'être le peintre d'un seul genre.

1993. Paris et les galeries d'art

A Paris, la peinture figurative est de retour sur le marché de l'art. Depuis la fin des années 80, Hocine s'intéressait à cette évolution progressive. Une prospection dans quelques galeries de la capitale française lui ouvre les portes de l'Europe. Daniel Lasnon, marchand d'art animant une galerie sur la Place des Vosges, lui organise deux vernissages, d'abord à Paris, ensuite à Strasbourg. A cette occasion, l'artiste fait le déplacement et découvre la ville alsacienne qui le séduit. Toujours sous l'effet dynamique du galeriste parisien, ses toiles ne s'arrêtent pas de connaître de nouvelles destinées. Elles sont présentées dans d'autres lieux que Paris: Nîmes, Ajaccio puis Bruxelles. Pendant deux années de suite (93 et 94), Ziani partage sa vie entre Alger et Paris.

1995. Émigration et Strasbourg

Sa vie de "nomade" ne lui convient pas et décide donc de jeter l'ancre finalement à Strasbourg. La capitale européenne, ville accueillante pour les artistes et les intellectuels, lui ouvre ses bras. La galerie Rauscher organise à son peintre orientaliste une deuxième exposition, après celle de 1993. Le Salon des Artistes Français, organisé annuellement à Paris, intéresse l'artiste qui y fera des envois à partir de 1997. Au cours de cette même année, il fait la connaissance de Gilles Dyan, marchand d'art animant plusieurs galeries : Opéra Gallery de Paris, de Singapour et de New York. Une féconde collaboration est entreprise entre l'artiste et son nouveau galeriste. Les cimaises de la galerie présentent les oeuvres d'artistes prestigieux : Combas, Raya Sorkine, Tobiasse, Mouly, Buffet et Chagall.

1998. Le Rhin et les deux rives

Tout en gardant son activité professionnelle sur le territoire français, Hocine s'installe de l'autre coté du Rhin, en Allemagne. Les deux rives séparent ses deux vies, l'une abrite celle de l'artiste, l'autre, celle de l'homme. Le "nomade" se sédentarise enfin, mais fait des voyages réguliers à Alger pour revoir sa famille. Entre temps, la direction du musée d'Alger compte toujours sur lui et lui passe commande. En 1999, il répond à cette sollicitation par l'envoi d'une toile de grand format: la Bataille de Constantine. Par son chromatisme, relativement grisâtre, cette oeuvre diffère des précédentes, peintes sous le soleil d'Afrique du Nord. Le gris du ciel alsacien se reflète d'une manière perceptible sur la palette du peintre. De son atelier strasbourgeois continuent de sortir beaucoup de toiles pour aller égayer les cimaises de galeries européennes, singapouriennes ou new-yorkaises.

2003. L'artiste est quinquagénaire.

Les responsables de la galerie parisienne Art-Cadre s'intéressent à la peinture de Ziani. Ils acquièrent d'abord quelques éditions de lithographies, puis des huiles ; ensuite, une collaboration directe avec l'artiste connaîtra le jour. Les œuvres de Ziani côtoient ainsi, sur les mêmes cimaises, celles de Braques, Brayer, Buffet, Chagall, Dali, Weisbuch et notamment Toffoli, dont la galerie a l'exclusivité.

Film der Ereignisse
1973, oeuvre en gestation
 
1974 - 77, service militaire
 
1978, début de carrière
 
1983, le peintre et l'Histoire
 
1984, le groupe "35" et Kateb
 
1987, devenir papa
 
1990, jamais deux sans trois
 
1993, les galeries parisiennes
 
1995, émigration et Strasbourg

 

1997, prix de l'Académie, Paris
 
1998, le Rhin et les deux rives